Dimanche 23 août 2009

Autant dire le meilleur feel-good movie depuis longtemps. Dans ce film, Meryl Streep incarne Julia Child, celle qui a appris à l'Amérique à cuisiner – personnage culte qui, il faut le reconnaitre, n’a malheureusement pas bien réussi à élever le niveau moyen des cuisines de son pays natal (recette des brownies au Dr Pepper à suivre, si, si, je vous assure apparemment ca existe).  Depuis sa formation a l’école du Cordon Bleu a Paris, nous la suivons dans l'écriture de son livre de cuisine phare et dans sa gourmandise de vivre de tous les instants. 50 ans après son émission culinaire hante toujours les grilles de la télévision publique PBS.

 

La joie évidente de l’actrice à l'écran reflète exactement celle de son modèle historique devant ses fourneaux. Je ne saurais dire exactement quand Meryl Streep a surpassé son statut de star pour devenir la seule capable de jouer dans n’importe quel registre avec une telle sincérité et une telle passion. En tout cas le public américain l’adore depuis Le Diable s’habille en Prada, et ils lui pardonnent aisément Mamma Mia!

Le film s’occupe pour moitie de la vie d’une bloggeuse moderne qui entreprend de cuisiner l’intégralité des recettes du volume culinaire de Julia Child. Celle-ci deviendra pour cette femme un peu paume, un modèle dans son surpassement.

 

Mais ce qui est par ailleurs intéressant est le parallèle créé par la juxtaposition de deux modes de vie séparés de 50 ans. D’un cote Paris 1949, un appartement cossu d’un diplomate américain, la vie de quartier, les restaurants et commerçants, les produits frais, la convivialité des diners mondains, les toilettes élégantes des femmes de l’après-guerre et un couple amoureux par-dessus tout. De l’autre : le Queens, un appartement crasseux au-dessus d’une pizzeria dans un quartier de terrains vagues semi-industriels, une kitchenette de camping exiguë, des bouchers qui n’ont aucune idée de comment cuisiner leurs produits, un rush permanant, et un couple de jeune marries tristes qui ne se touchent presque pas.

 

J’aimerai pouvoir dire que la cinéaste ait forcé le trait. Il me sera toujours inconcevable que la banlieue de NY ressemble tant a celle de Bagdad. Un jour le progrès de l’habitat viendra aux Etats-Unis, je suis sur que c’était dans le programme d’Obama quelque part. J’ai lu que dans le cadre de son plan de relance, Beijing forçait la production de machines à laver pour équiper les ménages chinois. Quand l’ouvrier du Lanzhou aura l’électroménager que les propriétaires de duplex sur Central Park West ne peuvent imaginer, peut-être les flux migratoires s’inverseront.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 19 octobre 2008













Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 17 juillet 2008

Retour du Mexique extrêmement difficile. Non seulement parce qu’aucun compte bancaire n’affiche plus de 3 chiffres mais surtout quel changement de rythme ! Du sombrero les doigts de pieds en éventail a Wall Street en foreclosure en seulement 5h de vol : je suis certain qu’il existe une contre-indication médicale. Dommage qu’il n’y ait plus de quarantaine.

J’avais bien senti de par les remarques des visiteurs que notre rythme new-yorkais était dément. 5 journées de 12h de boulot non stop en véritable apnée pour atteindre au plus vite et à bout de souffle un week-end sauveur dont il ne faudra surtout pas perdre une seule seconde. All work and no play makes Jack a dull boy.

En bon ingénieur, pourtant nul en recherche opérationnelle, ma réponse était l’optimisation. Afin de limiter le temps démesuré consacre au travail, du lever au coucher, chaque seconde sera passée en préparant les prochaines selon différents scenarios. L’expression Metro-Boulot-Dodo a déjà été dite mais pourtant rien n’est plus faux. Ce n’est pas spécialement l’absence de temps libre qui est usante c’est la planification constante, l’utilisation incessante du cerveau dans sa pure fonction d’horodateur et d’arbre binomial, lors de chaque geste et surtout lors du temps libre, qui est une véritable torture.

La sensation de pouvoir tout contrôler, analyser et comprendre est grande dans la société actuelle. N’est-ce qu’une illusion technologique? Je n’en suis pas sur mais j’en connais le prix. La solution ? Carpe diem quam minimum credula postero. En deux jours toutes mes bonnes résolutions de repos ont déjà volées en éclat. 

Pour finir une petite pensée du ministre saoudien du pétrole, commentant sur la question a $140 des marches : " The Stone Age didn't end because we ran out of Stones".

 

LCD Soundsystem, Kubrick, Horace, Sheikh Yamani…quel eclectisme sur ce blog


Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 19 août 2006

10 avril 2006: déjà quatre mois que j’ai lamentablement abandonne ce blog si recherche par le passe. O rassurez-vous, depuis cette date ce lourd fardeau me pèse. Imaginez un peu la peine des grands-parents à la recherche de nouvelles. Quel odieux petit-fils. Le site aussi y met du sien. Il m’indique que rien que le mois dernier 239 visiteurs sont venus chercher je ne sais trop quoi et ont a coup sur rejoints les rangs des déçus. A-moins que l’administrateur bidonne les chiffres pour me culpabiliser. Au moins en Chine, on pourrait comparer aux chiffres de la police.

 

J’aimerai tellement pouvoir passer a autre chose mais non, impossible. Régulièrement une certaine Géraldine@over-blog vient se rappeler a moi. Elle ne change jamais son propos, sans doute parce qu’il est si bien rode. Je vous le résume : connectez-vous a votre blog au plus vite ou vos articles, vos photos et vos souvenirs seront effaces. De peur qu’il n’existe pas de second rappel avant le neant, je me connecte illico. Cette fois-ci je craque, ce sera un nouvel article.

 

La presse américaine se passionne pour les bloggers, cette communauté de journalistes non professionnels qui vient concurrencer les vrais Pulitzer prize. Tous journalistes en somme, a débattre sur les forums, a vérifier les infos des uns des autres. Perso j’y crois moyen a cette histoire, apres la radio, la tele, internet et les journaux gratuits, les blogs vont-ils tuer le journalisme. Ca sent l’article rechauffe d’ici.

 

J’ai du mal a comprendre quels sont ces blogs qui pourraient rivaliser avec Le Monde. Pas le mien je vous rassure. Quoi que si vous rechercher les horaires ou la Circle Line passe au niveau de la 80eme rue je serais sans doute la référence. Vous venez juste de le rater d’ailleurs. Quel beau sujet d’inspration cette circle line. C’est une compagnie qui fait le tour de Manhattan avec des guides bavards et sympas sur des bateaux-hopitaux de la seconde guerre mondiale. Quel destin, du large des cotes normandes recouverts de blesses a l’Hudson river. Prives de parade sur la 5eme , elles déambulent depuis sur la plus belle avenue de NY devant les touristes du haut de leurs 50 ans. Bateaux pleins a craquer d'etrangers, une realite qui collera donc toujours a NY.

Aucun rapport mais je vous conseille ardemment la lettre de David Grossman à son fils, chef de blinde dans l’armée israélienne, mort il y a quelques jours. Superbe. Pas Vassili Grossman mais David, rien à voir, je ne connaissais pas. La phrase emotion : « En ces moments, je ne dirai rien de la guerre dans laquelle tu as été tué. Nous, notre famille, nous l'avons déjà perdue ».

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-804755@51-796255,0.html

 

 

 

Par Doe - Publié dans : guilhem
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 10 avril 2006

Vive les beaux jours et les week-ends en ballade. Au programme Boston, la plus europeene des villes US et la plus grande des 13 anciennes colonies. Les americains disent plus volontiers que c'est San Francisco la plus europeene mais je ne suis pas sur que ce soit un compliment. Le Mayflower deposa ses pilgrims en 1620 a Cape Cod aujourd'hui station balneaire - comme quoi les puritains ne s'etaient pas trompes sur le choix du lieu. La premiere vague de colonisation s'etait etablie en Virginie a Jamestown em 1607 et c'est la seconde qui reussit a s'implanter en Nouvelle-Angleterre. C'est egalement la ville d'ou est partie l'idee d'independance avec la fameuse Boston Tea Party et le No taxation without representation - revolte contre les impots anglais et l'absence de representation locale.

Boston figure aussi dans le top 4 des villes ou BHL pourraient passer "3 semaines et plus" (avec Seattle WA, La Nouvelle-Orleans LA et Savannah GA),selon American Vertigo, mais ca on s'en fout deja beaucoup plus. Seule grande ville sans doute a s'etre gardee de la boulimie ambiante des US, et d'avoir su conserver son histoire et ce charme anglais des maisons cossues aux meubles cires et aux portaits de famille et de ses rues pavees d'un autre temps. Le quartier historique de Beacon Hill ou reside Kerry et ses pairs est superbe meme sans trop de soleil.

Apres Boston, son alter-ego balneaire : Newport, ville intimement liee aux Kennedy et a cette aristocratie du nord-est americain. Meme s'il est encore trop tot dans la saison j'imaginais bien, le couple sur son beacher se faire servir son repas a table en mer (j'ai du sans doute deja le voir sur un documentaire). Si le centre-ville tout en bois ci-dessous est mignon, la Bellevue Road est completement dementielle avec ses chateaux sur les falaises. Enjoy. A mon avis on y retournera des qu'il fera un peu plus chaud.

Par Doe - Publié dans : guilhem
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus